Arrêt total = tabac + vapoteDévape et addiction à la nicotine

Vous avez tout arrêté, le tabac et la cigarette électronique, mettez vos témoignages ici.
brevot
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Dévape et addiction à la nicotine

Message par brevot » jeu. 14 mars 2019, 23:53

Hello,

J'ouvre ce fil pour discuter de ma tentative d'arrêt de la vape, mais avant cela j'aimerais recevoir vos avis sur le sujet de la dépendance à la nicotine. J'ai beaucoup lu sur le sujet de l'arrêt du tabac (dont le meilleur ouvrage à mon avis de Molinard) quand je fumais, et depuis 6 ans que j'ai arrêté de fumer avec la cigarette électronique, j'ai continué à me documenter sur le sujet et en particulier sur la nicotine. Or il me semble qu'il y a quelques évidences sur le sujet que les auteurs établissent, et d'autres points sur lesquels mon expérience personnelle en tout cas semble contredire les études rigoureuses menées sur le sujet. L'idée n'est pas de dévaloriser ces études, mais de pointer au moins des expériences qu'elles ne semblent pas expliquer à mon avis.

-Il y souvent une confusion faite entre le danger du tabac et la nicotine, or on sait que la nicotine est un poison ingérée (et non fumée ou vapée) à dose assez élevée, puisqu'elle sert par exemple d'insecticide, mais qu'au taux habituel que consomme un fumeur ou un vapoteur, chacun ayant tendance à se réguler soi-même et à sentir le surdosage, désagréable mais bénin, qui pousse à lever le pied quand on a exagéré, il 'y a pas de danger de ce côté, et pas d'avantage en cas de consommation à long terme. Ce point est assez évident, et il faudra toujours le rappeler pour éviter les confusions qui compliquent l'arrêt du tabac, et entretiennent les inquiétudes au sujet de la cigarette électronique.

-L'autre point assez bien établi par les études statistiques des arrêts du tabac à l'aide des patchs - est qu'il sont inefficaces, tandis que les gommes et les inhalateurs le seraient un peu moins, à peu de choses près. L'explication est que les patchs délivrent la nicotine en continu et qu'ils ne provoquent pas le shoot fulgurant de nicotine acheminée très rapidement au cerveau que permet la cigarette. La question est de savoir si la cigarette électronique délivre un shoot comparable? Je pencherais pour oui. De mon côté les patchs je pense que les patchs m'ont un peu aidé, mais à seulement à rester abstinent, et au prix d'une énorme frustration qui a fini par devenir insupportable. J'ai tenu 6 mois d'arrêt du tabac avec des patchs.

-Le premier point en revanche sur lequel je suis un peu perplexe à la lecture des études sur le sujet, c'est cette idée que la nicotine fumée ne serait addictive que si elle est associée à un autre agent, appelé IMAO, qu'on trouverait seulement dans les cigarettes fumées (car celles ci contiennent des sucres et de l’ammoniaque qui sous la combustion délivrent ces IMAO), et non dans la cigarette électronique. Mais alors je vois mal comment expliquer que l'addiction se reporte de la cigarette vers la cigarette électronique avec usage de nicotine. Je me pose d'autant plus la question que j'ai le sentiment d'avoir une addiction aussi intense à la seconde qu'à la première; il est surement difficile de faire une comparaison rétrospective mais c'est bien mon sentiment. Cela dit on lit sur ce forum des témoignages de vapoteurs qui ont eu quelques difficultés à se passer de cigarette avec la vape, ce qui va dans le sens du diagnostic des études sur ce point.

-Le second point qui m'embête est que d'après une autre étude sur la nicotine - vu dans une vidéo dans le post "0 nico, 0 aromes 100 % manque" - la nicotine de la cigarette serait beaucoup mieux acheminée au cerveau car elle utiliserait le véhicule du goudron, tandis que l'absorption de la nicotine par la vapeur serait moins efficace, la vapeur étant un véhicule moins adéquat. Une difficulté ici il me semble est que "la vapeur", c'est vague, dans la mesure ou les modèles de cigarette électronique sont très divers et son autant de facteurs; le PG est un facteur important aussi il me semble; avec moins de PG, je ressens déjà le manque de nicotine physique, et pas seulement de hit. Ensuite, la conclusion à en tirer que la nicotine vapée est moins addictive que celle fumée, et à nouveau je ne m'y retrouve pas vraiment. Bon, mais on s'en rappelle, s'il n'y a pas d'IMAO et ci cet agent est nécessaire pour créer l'addiction, la nicotine vapée ne devrait pas être addictive du tout...

-Je fais un point sur mon arrêt du tabac qui peut cependant un peu fausser mon diagnostic.
J'ai fumé pendant 8 ans, 25-30 clopes quotidiennes tous les jours de l'année, du lever au coucher, et j'ai tout essayé pendant au moins les 4 dernières années sans succès; je passais une bonne partie de la journée en manque, au bout d'une demi heure une heure sans cigarette environ. La dernière fois, la 8ème année, j'ai tenu, 6 mois environ avec des patchs très dosés, avec quelques rechutes (2 ou 3) de quelques cigarettes au plus, mais en jetant le paquet acheté au bout de quelques heures. Au bout de 6 mois très difficiles, je sentais que je ne tenais plus, et que j'allais reprendre; avant d'aller racheter un paquet, j'ai voulu essayer la cigarette électronique. C'était il y a 6 ans. Le deuxième jour, ou peut-être même le premier, le shoot de nicotine a inondé mon cerveau (c'est comme ça que je me le représente en tout cas) d'un plaisir qui me faisait à nouveau prendre à goût à tout ce qui ne me faisait plus envie au long des 6 mois précédent de privation, et le printemps qui a suivi avec la cigarette électronique a été très heureux.
La où il me semble que mon expérience ne permet pas de comparer véritablement l'addiction à la nicotine fumée de celle à la nicotine vapée, c'est que je ne suis pas vraiment passé de l'une à l'autre. J'ai vécu 6 mois d'abstinence totale de cigarette à très peu de choses près, avant de passer à la cigarette électronique. Je n'ai donc pas connu la situation de celui ou celle qui fume et qui abandonne la cigarette pour passer à la vape.

-Malgré cette réserve, ce que je peux dire en revanche, c'est que chaque fois que j'essaye de réduire la vape (en réduisant progressivement le taux de nicotine), je ressens des symptômes de manque PHYSIQUES : je trébuche toute la journée, j'ai du mal à me repérer dans l'espace, j'ai des maux de tête importants; psychologiquement je me sens aussi désemparé qu'à l'arrêt de la cigarette, incapable de me concentrer, d'avoir un discours cohérent, et moralement je sens n'avoir très vite aucune envie. Et si l'arrêt de la nicotine est brutal les symptômes sont décuplés. Il y a aussi, c'est vrai, de bons côtés, à ces symptômes, on plane...; il y a aussi quelques bons moments quand on arrive quelque temps à se passer de nicotine, et qu'on a alors l'envie de trouver sa satisfaction ailleurs, mais ça ce sont d'autres sujets.

-La seule différence que j'observe entre les deux expériences de manque, qui est importante quand même, est qu'il est moins angoissant de mon point de vue de subir le sevrage de la nicotine vapée, car si je n'y parviens pas, ou pas tout de suite, et bien je songe que je reprendrai la ecig, alors que dans le cas de la cigarette, il m'apparaissait urgent d'arrêter, et la culpabilité était bien plus grande de reprendre. On ne déteste pas la cigarette électronique comme on déteste la clope, l'arrêt est donc moins passionné, et surement moins douloureux.

J'ai été un peu bavard, mais c'est que le sujet est assez complexe, et qu'il a assez d'importance dans mon quotidien depuis assez longtemps pour essayer de l'éclaircir. J'espère que ce témoignage pourra servir comme beaucoup des vôtres m'ont été très utiles pendant que j'essayais d'arrêter, et qu'on pourra discuter de ce sujet de l'addiction.

A vous lire!

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Re: Dévape et addiction à la nicotine

Message par Red Rhum » ven. 15 mars 2019, 01:14

Tu fais pas de nuance entre addiction et dépendance. La clope c'est une addiction morbide, la vape un substitut (avec tout ce que ça implique de dépendance psychologique) et une dépendance.
Ensuite les études traitent l'être humain en masse grâce aux statistiques donc si ton expérience individuelle ne colle pas ça ne met pas pour autant en doute la qualité de l'étude. Peut-être que tu es plus sensible que la moyenne à la nicotine par exemple.

La vape est moins efficace pour dispenser la nicotine, c'est indiscutable, le sujet a été bien étudié.

Ça ne sert à rien de s'auto-diagnostiquer. Tu devrais consulter, tes symptômes m'ont l'air anormaux.

Pourquoi arrêter la vape et la nicotine en fait ? En attendant tu fumes pas, c'est déjà très bien.

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Re: Dévape et addiction à la nicotine

Message par sizzla68 » ven. 15 mars 2019, 07:17

La vappe est une addiction comme une autre , je pense que le mieux est de ne rien inahaler du tout et que passer à la cigarette electronique c'est ouvrir la boite de pandore.
Certes on ne fume plus mais on continue d’inhaler des produits dont on ne connait pas l'impact à long terme sur la santé et la pluspart des personnes qui vappent le font de manière frénétique à longueur de journée sans parler de leur consommation.
Avant de passer la vape j'ai aussi essayer , patch , gomme nicorette, j'ai tenu un an sans fumer et puis j'ai rechuter et après je n'ai pas arrêter de faire du yoyo , j'achetais un paquet de cloque , j'en fumais quelques unes et je le jetais en disant que c'est de ***** et je recommençais deux jours plus tard.
Et puis un jour j'ai découvert la cigarette electronique , c'étais le début , des liquides de ***** en 80 PG , une cartouche à bourre qu'il fallait constament allimenter on était très loin des sensations d'aujourd'hui.
Contre toute attente cela à fonctionner mais j'ai ouvert la boite de pandore. C'est difficile d'arrêter de vaper car d'un coté on se dit que c'est forcément moins dangereux pour la santé , et puis il y a tout ce qui a autour , le forum , les vidéos , les nouveau liquides ,atos , cela devient une passion addictive.
Malgré tout j'ai gérer ma consommation et mon taux de nicotine , le fait de faire du sport m'a beaucoup aidé pour en arriver après deux tentative à un arrêt complet depuis plus de 3 mois (je serre les fesses).
L'arrêt de la vappe est moins douloureuse que l'arrêt de la cigarette qui est un vrai combat contre soit même , mais on a quand même des pulsions qui peuvent être assez forte (je vappais qu'en 3 mg , 2ml que le soir) mais un moment donné il faut lutter contre sois-même , on a rien sans rien.
Par contre je n'ai plus du tout envie d'une cigarette et cela fait 8 ans que je n'ai plus fumer , oui la cigarette electronique est un très bonne outil mais il faut l'utiliser comme tel , avoir à l'idée d'au moins réduire sa consommation et si on se sent le courage d'arrêter complètement , tout est dans la tête.
Peut être que demain je vais replonger , mais je peux vous dire que cela fait du bien de ne plus rien inhaler , en fait la vape , la clope ce sont des prisons ou les portes sont grandes ouvertes dont personne n'a envie de s'échapper ;)

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Re: Dévape et addiction à la nicotine

Message par ernestophil » ven. 15 mars 2019, 09:01

Red Rhum a écrit :
ven. 15 mars 2019, 01:14
Pourquoi arrêter la vape et la nicotine en fait ? En attendant tu fumes pas, c'est déjà très bien.
Pour se sentir libre!
Moi j'aimerais bien maisje ne m'en sens pas capable pour l'instant. Un jour peut être???
En attendant je me contente de ma tétine à vapeur et des bienfaits de la défume.

Pour ce qui est de la dépendance et de l'addition (je ne sais pas bien la différence entre les deux):

Je pense qu'il y a celle liée à la nicotine. C'est pas si simple de s'en passer.

Mais il y a aussi le côté comportemental, affectif... Les habitudes (café/vape, pause vape au boulot...), se remplir face à l'ennuie, se rassurer face au stress et nos angoisses . On est dans l oralité, un truc très archaïque, très puissant! Comme un bébé qui s'apaise à chaque tétée...
Et la vape n'aide pas vraiment à traiter cet aspect du problème. Ça le renforce peut être avec tous ces arômes (notamment les sucrés).

Si on ajoute le côté "passion", ludique et esthétique lié au matériel, au diy et reconstructible... Ça rajoute peut être une autre dépendance?

Bref, la vape me semble être un super substitu à la cigarette (seuvrage total sans souffrances après 3 ou 4 jours de vape pour ma part) mais ça me paraît sacrément dure de s'en passer par la suite...
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Re: Dévape et addiction à la nicotine

Message par Emirius » ven. 15 mars 2019, 10:08

Un vapoteur (ou fumeur) s'envoie 20 à 80 mg de nicotine absorbée par jour.
La dose létale est supérieure à 1500 mg de nicotine (on a pas fait trop d'essais :mrgreen:)
Mon mémo sur les dépendances :
http://www.forum-ecigarette.com/viewtop ... A9pendance

La vitesse de montée de la "drogue" aux neurotransmetteurs du cerveau est directement proportionnelle à l'addiction.
La vape, à cause de la taille des micro-gouttelettes contenant la nicotine, va moins vite que la fumée (extra-fine).

Les IMAO (provoqués par toute combustion, même de fumée de salade séchée), nettoient plus vite la dopamine, provoquant ainsi la réapparition du besoin pus rapidement.

La dépendance à la nicotine est liée au couplage distendu, voire rompu, entre la Noradrénaline et la Sérotonine (le diablotin et l'ange gardien).
Passer à la vape après avoir fumé ne recrée pas facilement ce lien tel qu'il était (un tendon sectionné ne sera plus jamais le même si tant est qu'on puisse le réparer).
Adhérent n°7234 AIDUCE
Marc Aurèle a écrit :Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre.
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Re: Dévape et addiction à la nicotine

Message par bauly » ven. 15 mars 2019, 11:21

brevot a écrit :
jeu. 14 mars 2019, 23:53
-Malgré cette réserve, ce que je peux dire en revanche, c'est que chaque fois que j'essaye de réduire la vape (en réduisant progressivement le taux de nicotine), je ressens des symptômes de manque PHYSIQUES : je trébuche toute la journée, j'ai du mal à me repérer dans l'espace, j'ai des maux de tête importants; psychologiquement je me sens aussi désemparé qu'à l'arrêt de la cigarette, incapable de me concentrer, d'avoir un discours cohérent, et moralement je sens n'avoir très vite aucune envie. Et si l'arrêt de la nicotine est brutal les symptômes sont décuplés. Il y a aussi, c'est vrai, de bons côtés, à ces symptômes, on plane...; il y a aussi quelques bons moments quand on arrive quelque temps à se passer de nicotine, et qu'on a alors l'envie de trouver sa satisfaction ailleurs, mais ça ce sont d'autres sujets.

-La seule différence que j'observe entre les deux expériences de manque, qui est importante quand même, est qu'il est moins angoissant de mon point de vue de subir le sevrage de la nicotine vapée, car si je n'y parviens pas, ou pas tout de suite, et bien je songe que je reprendrai la ecig, alors que dans le cas de la cigarette, il m'apparaissait urgent d'arrêter, et la culpabilité était bien plus grande de reprendre. On ne déteste pas la cigarette électronique comme on déteste la clope, l'arrêt est donc moins passionné, et surement moins douloureux.
Retour expérience très intéressant.
Tu dis que tu réduis progressivement le taux de nicotine mais comment t'y prends tu exactement?, perso je suis en dilution infinitésimal et ca passe bien, pour le moment.

En ce qui concerne le 0mg j'ai essayé , en utilisant la même base, le même arôme pour pouvoir vaper avant une séance de sport et dans mon esprit cela me permettait de réduire la charge cardiaque de quelques BPM. Et la c'est pas la même chose du tout, c'est bien plus dur, je peux pas trop dire par rapport a tes symptômes, car j'ai tenté l'abstinence que quelques heures, mais quand même suffisamment pour que j'y renonce. Mais bon rien a voir avec l'époque fumeur ou abstinence de quelques heures seulement était littéralement insupportable, aussi bien physiquement que psychologiquement, alors que la avec un petit peu de volonté et d'effort je pense que je pourrais le faire. Mais bon chaque chose en sont temps, la dilution me parait une bonne méthode pour traiter mon cas.
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Re: Dévape et addiction à la nicotine

Message par brevot » ven. 15 mars 2019, 12:19

Red Rhum

Je te réponds dans le désordre.

Il y a deux définitions de l'addiction. D'après la définition courante, il s'agit d'une dépendance qui entraine des comportements automatiques, compulsifs, qu'on ne peut s'empêcher de répéter en dépit de la volonté et des efforts pour s'y soustraire. D'après ce premier sens il y a bien une addiction à la nicotine vapée au moins pour certains utilisateurs: ceux-la ne "choisissent" pas de vaper ou la fréquence de vape, et ceux qui tentent d'arrêter connaissent des difficultés parfois importantes, et des rechutes en dépit de leur volonté. La définition médicale ajoute l'aspect en effet "morbide": une addiction est dépendance avec les mêmes caractéristiques, mais à un produit néfaste, destructeur pour la santé; ce cas est plus particulier au tabac et d'autres drogues et non à la nicotine en effet.

Que la vape - nicotinée - induise une dépendance seulement psychologique est très contestable. Ce sont les symptômes de manque qui le démontrent, et la disparition des symptômes quand on en consomme à nouveau, éléments que tu prends trop à la légère à mon avis.
Il me semble d'ailleurs que la dévape dans mon cas permet de mieux isoler les symptômes physiques ou physiologiques d'addiction à la nicotine, parce que l'abstinence dans mon cas se fait sans angoisse, sans culpabilité à l'idée de rechuter, parce que si c'était le cas, et bien ce ne serait pas grave du tout. Je crois donc que je ne mêle pas à l'observation de ce que j'observe de l'anxiété qui fausserait l'observation; c'est assez sereinement que je remarque des symptômes se produire.
Ces symptômes physiologiques sont des difficultés à me concentrer, à réfléchir, à organiser un discours, des pertes de mémoire, des oublis d'objets, des difficultés à m'orienter dans l'espace (pas très graves non plus), à marcher sans trébucher, me cogner, etc. Ces symptômes ne sont pas graves et je ne m'en inquiète pas, mais ils existent.

Je ne comprends pas bien l'idée qu'il est inutile de s'auto-diagnostiquer.
A ma connaissance, il existe un seul test de dépendance à la nicotine, sous forme de questionnaire. Ce questionnaire est pertinent, les fumeurs qui par exemple fument dès le réveil, ou quel que soit le jour de l'année, de stress ou de vacances par exemple, ont une dépendance physiologique certainement plus importante. Ce questionnaire est utile, mais il n'est pas d'une très grande précision, pour diagnostiquer par exemple, comme tu le dis, une dépendance particulièrement forte à la nicotine, que j'ai peut-être, et qui n'est à coup sur pas unique. Et hors de ce questionnaire, il n'existe pas il me semble de test chimique de la dépendance à la nicotine.
Ce qu'il reste aux utilisateurs pour comprendre leur addiction, c'est d'observer les phénomènes qui se produisent en cas abstinence, de reprise, etc., et comme beaucoup de ceux qui ont souvent essayé d'arrêter et connu de longues périodes de sevrage puis de reprise, j'en ai acquis une expérience personnelle.
D'autre part les études sur le tabac et la nicotine sont assez peu nombreuses; on a répété les mêmes fadaises pendant des années, prescrit des palliatifs inefficaces comme les patchs depuis très longtemps; les choses changent un peu ces derniers temps, et c'est tant mieux; cependant, et c'est pourquoi beaucoup de gens se tournent vers les forums, les retours d'expériences des consommateurs concernés y étant très précieuses, beaucoup plus détaillées et singulières que les topos généraux qui existent par ailleurs.
Le domaine de la vape qui n'est pas je crois organisé par de très vastes industries ni à ce jour par l'Etat a d'ailleurs à gagner de s'améliorer par le retour des utilisateurs.

Je ne remets pas en cause le sérieux des études sur la nicotine, et il est évidemment très précieux qu'une poignée de chercheurs non-liés à l'industrie du tabac tentent de tordre le coup à un certain nombre d'idées fausses sur le tabac et la nicotine, le genre d'idées qui font qu'encore aujourd'hui beaucoup de gens ont des inquiétudes non-fondées au sujet de la vape.
Cependant la démarche scientifique tient sa vitalité et sa pertinence de sa remise en cause permanente par l'expérience. C'est parce qu'une théorie est remise en cause par des cas particuliers qu'elle s'affine et permet de rendre compte de ces cas face auxquels elle demeurait auparavant aveugle. Ce n'est pas ce que je prétends faire ici, mais du moins ce n'est pas parce que des études indiquent qu'il n'y a pas de dépendance physiologique à la nicotine vapée que je devrais nier ce que j'observe. Il antiscientifique de nier l'existence de cas particulier pour sauver une théorie.
Plus précisément, je ne conteste pas la pertinence générale des études en question, qui ont à coup sur un champ de validité important, mais l'avenir des études scientifiques est de rendre compte de plus en plus de cas, y compris de ceux qui s'écartent des modèles généraux.

Mon but en venant sur le forum était dans cette perspective d'échanger en particulier avec ceux qui pourraient eux-aussi avoir des difficultés à se sevrer de la nicotine vapée, cas qui n'est peut-être pas le plus courant, mais qui semble exister d'après des lectures effectuées ici.

Bien sur que je suis très satisfait d'avoir arrêté de fumer, depuis 6 ans, et surtout de n'être plus abstinent, mais d'avoir véritablement arrêté, car je n'en ai plus l'ombre d'une envie, et n'en ressens aucune souffrance, pas même cette nostalgie qu'on souvent ceux qui ont arrêté même depuis plusieurs décennies.
Cependant la dépendance ou l'addiction à la nicotine induit je trouve du stress, d'avoir toujours son matériel, ou de se savoir à la merci de la prochaine législation scélérate par exemple. Il y a aussi l'anxiété générée par les pics et descentes de nicotine, moins importants avec la vape car il est plus facile de vaper partout et seulement autant qu'on en a besoin, mais qui existe malgré tout. Ensuite il m'est arrivé lors d'un sevrage ancien à la cigarette, le seul à s'être bien passé, d'avoir remarqué qu'il était enrichissant de se passer de son moyen automatique, et solitaire, de compensation. Cela me forçait à être plus actif, à trouver ma satisfaction ailleurs. Et puis, je rejoins "sizzla68" il y a l'envie de "liberté", qui est peut-être un peu naïve, car une addiction chasse l'autre ou se trouve remplacée par une autre, mais les addictions ne sont pas toutes équivalentes. Cela dit je ne milite pas pour l'arrêt de la vape, et je mesure les bienfait qu'elle m'a apporté et surtout qu'elle apporte à ceux qui se trouvent en danger en continuant de fumer et qui trouvent avec la vape le seul moyen de substitution véritablement efficace, mais j'ai seulement l'envie personnelle d'essayer d'arrêter.

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Re: Dévape et addiction à la nicotine

Message par Red Rhum » ven. 15 mars 2019, 12:34

ernestophil a écrit :
ven. 15 mars 2019, 09:01
Red Rhum a écrit :
ven. 15 mars 2019, 01:14
Pourquoi arrêter la vape et la nicotine en fait ? En attendant tu fumes pas, c'est déjà très bien.
Pour se sentir libre!
Moi j'aimerais bien mais je ne m'en sens pas capable pour l'instant. Un jour peut être???
En attendant je me contente de ma tétine à vapeur et des bienfaits de la défume.
Je sous-entendais "pourquoi pour l'instant si ça pose problème ?".

Perso, depuis que je vape je n'ai plus de sensation de manque même quand je ne vape pas de la journée. Avant j'avais envie de cloper quand je travaillais, plus maintenant.
Je pense que j'ai une tendance à la conduite addictive mais que je me sèvre facilement (j'ai eu un truc similaire avec l'alcool). Ce que je cherche à dire c'est qu'on est pas tous égaux devant une substance, j'ai pris assez de cuites avec un gars de la taille d'un gorille pour le savoir.

Voir sizzla parler de boîte de Pandore me fait un peu rire - elle a libéré tous les maux du monde en l'ouvrant... Passer de la clope à la vape, ça se fait pour beaucoup sans douleur et c'est une réduction (estimée) majeure des risques de maladie. Je pense que quand on a réduit de 95%~ les risques liés à cette pratique, l'arrêt ne devient plus (forcément) une priorité. On peut donc se préoccuper d'autre chose si on a envie, comme notre surconsommation de sucre, la sécurité routière ou la qualité de l'air, autrement dit des facteurs de risques certainement plus importants.
Je ne vois pas l'urgence en fait, arrêter c'est bien mais ça peut prendre une décennie si il le faut.

@Brevot : j'ai déjà écrit ce message, je te lis et réponds plus tard. J'ai jamais parlé de dépendance uniquement psy pour la vape, je parle d'une combinaison de facteurs dont une dépendance plus light à la nicotine.

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Re: Dévape et addiction à la nicotine

Message par brevot » ven. 15 mars 2019, 12:57

Red Rhum, c'est vrai qu'il n'y a pas d'urgence à arrêter, mais j'en ais eu envie plusieurs fois ces dernières années, et actuellement j'en ais envie, pas vraiment pour ma santé même si ca compte un peu.

Bauly, pour te répondre je mets la tentative en stand-by pour l'instant, j'attends une échéance importante qui a lieu seulement une fois par an et comme j'ai besoin d'être concentré, je remets ca à dans quelques jours ou quelques semaines. La méthode que j'avais suivi était de réduire le taux de nicotine, cette fois de 6 à 4,5mg en comptant poursuivre, et lors de ma précédente tentative de 11mg par palliers de 1 voir moins, jusqu'à arriver...à 0,5 et même 0,1. On sent à nouveau le hit après quelques jours en baissant progressivement, et ce n'est qu'arrivé autour de zéro qu'on ne sent vraiment plus rien, plus de hit ni la sensation physique d'être au moins un peu satisfait. Arrivé autour de 3 quand même je me sentais un peu abattu quand même dans mes souvenirs.

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Re: Dévape et addiction à la nicotine

Message par Red Rhum » ven. 15 mars 2019, 13:04

Il y a deux définitions de l'addiction. D'après la définition courante, il s'agit d'une dépendance qui entraine des comportements automatiques, compulsifs, qu'on ne peut s'empêcher de répéter en dépit de la volonté et des efforts pour s'y soustraire. D'après ce premier sens il y a bien une addiction à la nicotine vapée au moins pour certains utilisateurs: ceux-la ne "choisissent" pas de vaper ou la fréquence de vape, et ceux qui tentent d'arrêter connaissent des difficultés parfois importantes, et des rechutes en dépit de leur volonté. La définition médicale ajoute l'aspect en effet "morbide": une addiction est dépendance avec les mêmes caractéristiques, mais à un produit néfaste, destructeur pour la santé; ce cas est plus particulier au tabac et d'autres drogues et non à la nicotine en effet.
Je parlais de la définition médicale, il y a bien une dépendance à la nicotine toute seule.
Que la vape - nicotinée - induise une dépendance seulement psychologique est très contestable. Ce sont les symptômes de manque qui le démontrent, et la disparition des symptômes quand on en consomme à nouveau, éléments que tu prends trop à la légère à mon avis. J'ai jamais dit ça, sauf que les symptômes de manque sont pour beaucoup physiologiques donc tu te contredis un peu.
Il me semble d'ailleurs que la dévape dans mon cas permet de mieux isoler les symptômes physiques ou physiologiques d'addiction à la nicotine, parce que l'abstinence dans mon cas se fait sans angoisse, sans culpabilité à l'idée de rechuter, parce que si c'était le cas, et bien ce ne serait pas grave du tout. Ta phrase n'est pas très claire, la culpabilité c'est pas un symptôme, l'angoisse non plus selon de quoi tu parles. Je crois donc que je ne mêle pas à l'observation de ce que j'observe de l'anxiété qui fausserait l'observation; c'est assez sereinement que je remarque des symptômes se produire.
Ces symptômes physiologiques sont des difficultés à me concentrer, à réfléchir, à organiser un discours, des pertes de mémoire, des oublis d'objets, des difficultés à m'orienter dans l'espace (pas très graves non plus), à marcher sans trébucher, me cogner, etc. Ces symptômes ne sont pas graves et je ne m'en inquiète pas, mais ils existent. Ce sont des troubles cognitifs pas physiologiques et c'est pas normal, j'ai jamais entendu parler de la plupart d'entre eux en lien avec un sevrage nicotinique. Les troubles cognitifs c'est lié au cerveau donc potentiellement grave.

Je ne comprends pas bien l'idée qu'il est inutile de s'auto-diagnostiquer. Car on est incapable de s'auto-diagnostiquer, ça demande un regard professionnel et extérieur, la subjectivité intrinsèque de ce type d'auto-examen rend ça faillible.
A ma connaissance, il existe un seul test de dépendance à la nicotine, sous forme de questionnaire. Ce questionnaire est pertinent, les fumeurs qui par exemple fument dès le réveil, ou quel que soit le jour de l'année, de stress ou de vacances par exemple, ont une dépendance physiologique certainement plus importante. Ce questionnaire est utile, mais il n'est pas d'une très grande précision, pour diagnostiquer par exemple, comme tu le dis, une dépendance particulièrement forte à la nicotine, que j'ai peut-être, et qui n'est à coup sur pas unique. Et hors de ce questionnaire, il n'existe pas il me semble de test chimique de la dépendance à la nicotine. Un questionnaire c'est un outil de dépistage pas un auto-diagnostique ni un diagnostique complet. 
Ce qu'il reste aux utilisateurs pour comprendre leur addiction, c'est d'observer les phénomènes qui se produisent en cas abstinence, de reprise, etc., et comme beaucoup de ceux qui ont souvent essayé d'arrêter et connu de longues périodes de sevrage puis de reprise, j'en ai acquis une expérience personnelle.
D'autre part les études sur le tabac et la nicotine sont assez peu nombreuses; on a répété les mêmes fadaises pendant des années, prescrit des palliatifs inefficaces comme les patchs depuis très longtemps; les choses changent un peu ces derniers temps, et c'est tant mieux; cependant, et c'est pourquoi beaucoup de gens se tournent vers les forums, les retours d'expériences des consommateurs concernés y étant très précieuses, beaucoup plus détaillées et singulières que les topos généraux qui existent par ailleurs.
Le domaine de la vape qui n'est pas je crois organisé par de très vastes industries ni à ce jour par l'Etat a d'ailleurs à gagner de s'améliorer par le retour des utilisateurs. Euh oui et alors ? Tu peux aussi consulter un médecin ou un tabacologue, c'est mieux que les "fadaises" d'un forum en général (oui il y a parfois des mauvais docteurs).

Je ne remets pas en cause le sérieux des études sur la nicotine, et il est évidemment très précieux qu'une poignée de chercheurs non-liés à l'industrie du tabac tentent de tordre le coup à un certain nombre d'idées fausses sur le tabac et la nicotine, le genre d'idées qui font qu'encore aujourd'hui beaucoup de gens ont des inquiétudes non-fondées au sujet de la vape.
Cependant la démarche scientifique tient sa vitalité et sa pertinence de sa remise en cause permanente par l'expérience. C'est faux, ça pertinence tient dans sa méthode, la chaîne youtube Hygiène Mentale en fait un bon descriptif si tu veux. C'est parce qu'une théorie est remise en cause par des cas particuliers Faux, un cas particulier c'est une anomalie et ça ne remet pas systématiquement en cause une théorie. Un exemple n'est pas une preuve comme on dit. qu'elle s'affine et permet de rendre compte de ces cas face auxquels elle demeurait auparavant aveugle. Ce n'est pas ce que je prétends faire ici, mais du moins ce n'est pas parce que des études indiquent qu'il n'y a pas de dépendance physiologique à la nicotine vapée que je devrais nier ce que j'observe. Oui mais c'est que t'observes n'est pas forcément vrai ou lié à cette dépendance, tu n'es pas objectif. Il antiscientifique de nier l'existence de cas particulier pour sauver une théorie.
Plus précisément, je ne conteste pas la pertinence générale des études en question, qui ont à coup sur un champ de validité important, mais l'avenir des études scientifiques est de rendre compte de plus en plus de cas, y compris de ceux qui s'écartent des modèles généraux.
Je pense que tu connais mal le fonctionnement de la science, va voir les vidéos d'Hygiène Mental elles sont géniales.
Je suis plutôt d'accord avec ta conclusion. Comme dis plus haut, il faut que tu te renseignes plus en détail sur certains principes scientifiques et médicaux. Moi je me suis auto-diagnostiqué autiste il y a quelques années, en fait j'étais bipolaire et pourtant les symptômes étaient similaires, sauf que je me basais sur une phase de ma maladie ce qui faussait tout. Ce qui me fait dire que je comprend tout à fait la problématique de l’angoisse, étant sujet aux attaques de panique lors de mes dépressions.

Pour les petites angoisses c'est tout con : inspires pendant 4 seconde, retient un peu et expires pendant 4 sec. Ça permet de combattre naturellement cette peur, plus tu pratiques plus ça aide.

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