RécréationViande hachée et Carpaccio - Chapitre 7

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Dou2
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Viande hachée et Carpaccio - Chapitre 7

Message par Dou2 » jeu. 6 janv. 2011, 10:29

Chapitre 7: des cow-boys à la campagne

Boubakar est une terreur absolue.
A dix-neuf ans, son casier est plus chargé que la langue d’un mineur soviétique en fin de semaine mais pourtant il reste intouchable. Ceux qui s’amuseraient à baver aux flics les petits tours désopilants qu’il commet à longueur de journée en sont pour leurs frais car Boubakar à l’Arme Absolue contre la justice : il est noir !
Ca fait six ans que cette commune d’Orléans a accepté d’héberger quarante familles africaines. Si les parents sont des travailleurs forcenés et respectueux des lois, il n’en a pas été de même pour une partie des moutards, loin s’en faut. Bouba et ses copains ont vite compris l’avantage qu’ils pouvaient tirer de leur ressemblance manifeste et ils ont rapidement mis ce bled de lavettes en coupe réglée. Les petits gangs de minables qui ratissaient mollement le coin se sont trouvés balayés à coups de latte dans le prose et aucune arrestation n’est venue stopper les nouvelles terreurs car les keufs n’étaient pas foutus de distinguer les complices des instigateurs dans la quinzaine de voyous qui composent la bande de Bouba. Racket au cutter, cambriolages répétés, agression, passage à tabac, dégradations compulsives… On s’emmerde pas une minute, faut bien l’avouer !
Une des dernières rigolades était un « Viol en réunion mené par quatre garçons de couleur » comme disent les Keufs. Une fois tous sapés Adidas et Nike aux pinceaux, il vaudrait mieux une identification sur les biroutes à la limite si les gendarmes veulent avoir une chance de les serrer. C’était carrément le plan d’enfer ! Pas une tournante minable dans une cave, non. Bouba et ses potes ont défoncé la petite rouquine dans une jolie Audi rouge « sport » qu’ils avaient chouravé à deux gros caves débiles en bord de Loire. Maintenant, ils sont de retour dans leur squatte et racontent aux autres membres de la bande morts de rire la « méga pétée » que la radasse s’est mangée dans le cul, les watts de la tire à fond la caisse pour rythmer l’ambiance.
A cause de ces quinze pommes pourries, la petite ville est au bord de l’explosion et l’atmosphère est à la gangrène qui s’étend. Sauf qu’aujourd’hui, vu la tournure des évènements récents, ça commence plutôt à sentir l’amputation sans anesthésie…

* * * * * * *

- Vous êtes certain de l’information, adjudant ? s’étouffe le colonel de gendarmerie en charge de la région en relisant le compte-rendu que vient de lui remettre son adjoint.
- Affirmatif, mon colonel. C’est la confirmation que j’ai eue dans la minute dès que j’ai signalé au central la présence de l’Audi. Loger le véhicule avec certitude puis reporter directement à Paris des évolutions éventuelles.
- Mais bon sang qu’est ce que vous avez fait là ? Et pourquoi ne m’en informer que maintenant ??? Vos informations sont parcellaires, mon vieux ! Il semble évident que cette voiture a été dérobée à ses propriétaires initiaux par la bande de Bouba. Rien ne prouve que les suspects recherchés soient avec les jeunes.
- Rien ne dit le contraire, chef.
- Adjudant, vous savez ce qui va se passer maintenant… ?
- Oui, mon colonel. L’Anti-Gang va débarquer chez nous et nettoyer un nid de frelons que nous ne parvenons pas à éradiquer depuis des années.
- Vous êtes un inconscient ! Bouba et ses complices sont en guerre avec la bande de Montaussant et il semblerait que certaines têtes brûlées de part et d’autres se soient équipés d’armes à feu. Si l’OCRB lance une opération en ce moment, les choses risquent de très mal se terminer. Vous venez d’allumer la mèche d’un véritable baril de poudre, pauvre fou. Vous devrez en assumer les conséquences.
- L’explosion a déjà eu lieu il y a longtemps, mon colonel. Vous aviez simplement le képi enfoncé trop profond pour le voir.
- Nous règlerons ça plus tard. Appelez-moi immédiatement ce commissaire Marmand que je rende compte de la situation avant que l’irréparable ne soit commis.

* * * * * * *

L’heure de reprendre contact avec son réseau est arrivé. Quittant à regret les bras protecteurs de son Bibi qui pionce en ronflant comme un sonneur après leur sieste crapuleuse, Micheline s’assoit devant son ordinateur portable et établit la connexion au réseau. Elle accuse réception du message confirmant la réunion virtuelle et bascule sur le module de discussion en ligne.
- Ca fait plaisir, Nat, commence la Grosse.
- Salut patronne, réponds Nathalie Cotré, enfin lucide. Et douchée.
- Cette ligne n’est pas aussi sécurisée qu’elle le devrait alors essayons de faire vite, je te prie. Qu’est ce que tu as pour moi ?
- Trois choses. J’ai retrouvé la trace de Mirko. En fait, je ne l’avais jamais vraiment perdu au cas où je recevrais enfin un appel comme celui-ci… Les informations qui le concernent sont disponibles dans ta librairie habituelle.
- Parfait. Ensuite, Nat ?
- Rachko « l’Ange » a fait parler de lui. La police le recherche suite à une histoire pas claire à l’hôpital central où il aurait fait un véritable massacre. Les rapports d’enquête sont imprécis mais aucun doute sur son identité. Ca prouve bien qu’il est sur ta piste.
- On ne le décevra pas. Il y avait un dernier point, tu disais ?
- Oui. Un truc étrange en fait. Ecoute je ne sais franchement pas ce que fabriquent les flics mais il semblerait que l’OCRB et la gendarmerie envisagent d’investir une maison à coté d’Orléans pour y appréhender ton galant Bibi.
- Oui c’est une idée de notre nouvel allié, Farid. Il avait un compte à régler avec une bande du coin. Bibi et son ami ont laissé la voiture là bas pour faire morfler ces mecs et égarer la police. C’est plutôt une bonne nouvelle si l’anti-gang décide de se déplacer là bas, ça indique que les pistes à suivre ne doivent pas se bousculer…
- J’ai juste l’information, Catherine, pas l’explication.
- C’est suffisant, Nat. Merci pour tout. Et laisse traîner une oreille sur cette histoire à l’occasion, l’issue semble intéresser le Tunisien. Je te recontacte à l’heure habituelle. Et je t’embrasse.
- Moi aussi, patronne. Contente de te revoir, tu sais.
- Tu n’imagines pas à quel point c’est partagé, mon amie.

* * * * * * *

- Qu’est ce que j’en ai à battre de votre situation explosive, moi ? Tout ce que je sais c’est qu’un véhicule impliqué dans une fusillade dont j’ai la charge se trouve garée devant cette foutue baraque et que je vais aller le chercher, tonne Greg le Deg’ en raccrochant le micro sur le tableau de bord de la C5 de service avant de sortir de la voiture.
- C’était qui, Boss ? demande Mat la Batte en ajustant son gilet de protection.
- Le de Funès du coin qui me raconte sa vie. Comme quoi on a affaire à des petits ***[censure auto terme diffamatoire]*** de voitures qui sont peut être armés mais qu’il faut y aller en douceur….
- Allons bon… éclate de rire Morelli assis sur le coffre du véhicule. C’est compatible ça, petits ***[censure auto terme diffamatoire]*** et porteurs de calibre ? Cet idiot t’a vraiment demandé d’y aller en douceur en plus ?
- Ouais, se marre à son tour Marmand.
Antoine Morelli est d’une nature franchement joviale qui a normalement le don d’exaspérer Greg le Deg’ même s’il est obligé d’avouer que ce rigolo est un foutu bon flic dés lors qu’il s’agit d’entrer en action.
- Bon ça va, Antoine, faut t’en remettre ! commence à s’énerver Marmand vu que l’autre continue à ricaner en vérifiant son barillet.
- En douceur… A toi… Personne ne voudra jamais me croire !!!
- Qu’il est con celui là des fois, balance Greg à Mat « la Batte » qui sourit comme un idiot en enfilant son cuir sur le Kevlar. Bon en attendant que monsieur le commissaire Morelli se sente mieux, s’il nous expliquait plutôt ce que ça donne coté stratégie, sa discussion avec les képis du coin ?
- Simple : les gendarmes sont déployés sur le petit bois arrière que tu vois là bas et sur les latérales du chemin qui amènent à la baraque.
- Des nouvelles de Bibi ou de Farid ?
- Non. Lorsqu’on a été repérer avec Léo, on a juste vu une douzaine de Blacks sapés comme des basketteurs NBA qui écoutaient de la musique dans la cour en se tortillant comme des limaces trempées dans du vinaigre.
- Armés ?
- Alors là, avec leurs benouzes à chier dedans, tu sais jamais ! Y planqueraient une arquebuse qu’on serait bien incapable de la repérer !
- Mouais… Venez là les mecs, beugle Greg en faisant signe aux trois hommes de l’anti-gang qui grillent une cigarette à l’écart. On va éviter les problèmes avec ces petits ***[censure auto terme diffamatoire]*** de rappeurs, on a déjà assez à faire avec nos deux gaziers. Mat et moi on rentre dans la cour en bagnole avec le gyro, les pares-soleil Police et tout le saint Frusquin officiel. Morelli, toi et Léo sur la droite, les deux autres à gauche.
- Et les képis ? demande Mat.
- Après le coup du quatuor de l’hôpital, vaut mieux qu’on gère le binz entre professionnels. Ils sont en soutien passif vu que c’est leur territoire mais je compte sur vous pour tempérer ces messieurs et éviter qu’on se ramasse une bastos dans le dos sortie du pétard d’un de nos alliés gendarmes qui aurait manqué de sang froid.
- Franchement Greg, je ne vois pas pourquoi on aurait à sortir les flingues : ça sent le pneu crevé ce tuyau. Y a peu de chances pour que Bibi soit avec des guignols pareils !
- Je sais, Antoine, mais on a pas d’autre piste. Sinon je te rejoins : mollo sur les obusiers, les terreurs ! J’ai pas envie de voir ma tronche en première page des journaux avec un article long comme mon zob sur les bavures policières, c’est compris ?
- Ca s’appelle un entrefilet ça, Greg, se bidonne Morelli.
- Toi si tu reprends les gags de Franciné à ton compte, tu vas te manger une rangée de phalanges en travers de la face à me chercher, ça va pas traîner…
- Et si malgré tout les kids ont des Guns, Boss ? s’enquiert Mat « la Batte », l’œil aussi brillant d’intelligence qu’un poisson mort.
- Ah ben là c’est plus une bavure, Mat… C’est de la légitime défense, nuance !

* * * * * * *

Avec la Grosse qui pianote sur son clavier d’ordinateur à la cadence d’une mitrailleuse lourde et l’autre grand couillon de Bibi qui remonte son soufflant d’ancêtre pour la vingtième fois, Farid se fait vraiment chier comme un rat mort. Suite aux informations de Micheline concernant les flicards en virée à Orléans, il s’est longuement félicité sur son « génie à trouver des idées méga-balaises » avant de la mettre en veilleuse en constatant que ce teigneux de Bicarosse s’était mis à le viser avec son soufflant en souriant étrangement après son dernier remontage. Si encore y avait des bédés dans cette taule mais même pas ! Rien que des bouquins pénibles et une téloche aux couleurs si pisseuses qu’on la croirait en noir et blanc. L’air de rien, il se rapproche de la Baleine et se plante à quelques centimètres d’elle en soufflant bruyamment pour clairement signifier son total ennui. Comme ça ne suffit pas à détourner l’autre de sa fichue bécane dans laquelle elle lui a confirmé qu’il n’y a même pas un foutu jeu à la noix, il assène pour la douzième fois de la journée :
- J’en reviens pas que tu sois « la Fouine » !!!
- C’était il y a longtemps, Farid, répond gentiment Micheline sur le même ton las que les douze fois précédentes et sans quitter l’écran du portable des yeux.
- Le dis pas à l’autre malade sinon il va encore me salir les pansements mais là, ça serait plutôt Micheline « le Boudin », ricane le désopilant en envoyant à l’infortunée Micheline un coup de coude complice à lui fêler la cage thoracique.
- Les années n’ont pas été tendres avec moi, je te l’accorde, sourit l’obèse sans s’offusquer.
- C’est vrai que j’avais jamais vu des photos de « la Fouine » mais je t’avais imaginé. Tu sais, le genre Lorraine Bancale avec la classe et tout, quoi ! Style la meuf de la haute en robe de soirée qui met une petite tenue Fitness qui lui moule les miches pour aller faire ses coups. Comme James Bond mais avec des nichons…
- Navrée de détruire le mythe mais même avant, je n’ai jamais été un top model, Farid, se marre la Grosse.
- Quand même ! Sous la viande, on voit que t’as une belle tête, complimente habilement le lourd.
- Trop aimable. Tu dois être pas mal aussi sous les pansements, raille subtilement Micheline en retour.
- Nan t’es gentille mais j’ai le nez fort. Même sans que ton pote m’aide en cognant dedans, grince l’arabe, mauvais. Pis les dents, c’est pas ça non plus. Pourtant ma mère nous achetait du Fluocaril quand j’étais mioche mais je dois avoir une mauvaise nature de ratiche. On aurait dû m’faire le même traitement Suisse que toi, tu sais. ‘Fin j’cause des dents hein, pas du cul ! C’est que chuis un douillet du trou de balle moi… Mais pour le sourire, j’me ferai bien ravaler l’ensemble avec du toc en céramique. Ca en jette et ça fait pas peur aux filles comme des dents dans un gobelet ! Toi on dirait pas que tu t’es fait péter les chicots. Y bossent bien ces cons de Suisses, y a pas ! Leur truc c’est tout ce qu’est précision en fait : dents, montre… Même capables de te refaire la moulanche j’suis sûr ! C’est des artistes quelque part !
- A leur façon oui. Tant que tu peux payer…
- Tu sais le truc le plus chouette ?
- Non, je ne sais pas. C’est que tu es un garçon complexe et très difficile à cerner, Farid, taquine Micheline.
- Ouais, j’sais. C’est le miracle de l’orient, ma grosse, se dandine l’andouille. Le plus sympa c’est comment que tu causes et tout. Maintenant ça va mieux mais au départ t’était pas trop Top la classe. Ca doit être les cinq ans avec l’autre bandit, là, achève le Tunisien doucement en désignant du menton Bibi qui nettoie toujours son magnum à l’écart. Maintenant on sent que t’es culturée. Que ça r’vient doucement.
- L’éducation c’est comme le vélo…
- Ben ouais c’est ça ! Pendant des années tu t’es retrouvée sur un pôv biclou tout nase avec un cadre en fonte et la cramouille aplatie sur une selle large comme une pelle à pizza – ça c’est l’descriptif pour le temps paumé avec le Bibi ! – alors que t’es plutôt vélo hollandais avec jupette à fleur et sandalettes.
- L’image ne manque pas de charme même si je te trouve un peu dur avec Bibi. Sans lui, je n’aurai pas survécu. Et je ne parle pas seulement du sauvetage.
- Dis donc à ce propos, ça a pas dû être du mille-feuille de te sortir de là avec tous ces nuisibles d’Albanais autours.
- Bibi ne m’a jamais raconté l’histoire en détail mais ça a dû être épouvantable. J’ai juste une image de Bibi lorsqu’il me portait sur son dos après m’avoir sortie de la fosse en fait. Je me souviens que nous avons traversé une salle qui avait été le théâtre d’une telle boucherie que mes trois sauveurs glissaient sur les entrailles en progressant. Je me rappelle surtout de l’odeur écœurante.
- Et pourtant tu devais pas sentir la rose ! pontifie l’arabe.
- Je te l’accorde, confirme Micheline. Tu vois Farid, je n’ai jamais osé demander au Grand ce qui s’était passé. Tout ce que je vois c’est que ce fut sa dernière mission du genre et pourtant il avait une sacrée côte en tant que mercenaire, crois moi. Ca a dû être l’horreur…
- J’comprends ! N’empêche que sauvetage ou pas, il doit drôlement tenir à toi pour s’être fadé un éléphant tout moche dans son pieu pendant si longtemps. T’sais nous autres Méditerranéens, on aime bien les rondes mais faut quand même qu’elles aient des contours. Sans vouloir t’offenser, hein !
- Je suis consciente de la situation, Farid, concède Micheline avec une lassitude triste.
- Oh fais pas la gueule ! T’as retrouvé ton parler et c’est vachement plus chaud que d’récupérer un cul d’moineau tu sais ! Le nombre de greluche que j’connais qui sont galbées comme des sirènes mais qu’on la jugeotte d’une paire de Tong, t’y crois pas !!! Perdre des kilos, c’est le truc des meufs, t’inquiète ! Mais par contre pour t’muscler les boyaux d’la tête si y a pas l’matos d’origine, tu peux t’brosser !
- Tu me mets du baume au cœur.
- C’est mon truc ça ! Souvent j’causais avec nos tapins quand elles avaient pas l’moral. Le dis pas à l’autre insensible là bas mais j’lis pleins d’trucs de filles. Des magazines. Comme ça j’vous comprends pile poil, t’vois ?! Bon ok, j’pige pas tout mais avec mes filles, ça permettait qu’elle repartent écarter les guitares avec le sourire, le client préfère. Y avait bien toujours une geignarde qu’entravait rien à la psychologie de laquelle j’lui causais et à qui il fallait claquer le museau mais sinon, j’suis un mec d’écoute moi.
- Tu serais plutôt un mec qui la ramène beaucoup je trouve, balance froidement Raoul qui a terminé de remonter son canon et s’approche du philosophe à bandelettes.
- Tu vois Micheline, c’est ça qui m’fait d’la peine avec ton pote, rétorque le Tunisien. On cause peinards et il arrive avec le soufflant en pogne et l’air teigneux prêt à me cloquer le carafon. Bibi, t’es pas un sentimental, mon pote !
- Si mais non.
- Hein ?!
- Si je suis sentimental mais non je ne suis pas ton pote, précise le Tueur.
- Cinq années à me protéger contre les autres et surtout contre moi-même l’ont simplement rendu un peu soupe au lait, corrige la Grosse en regardant avec une rare douceur l’homme au magnum tout gêné.
- Moi j’pense qu’il est méchant d’nature plutôt. Cette manie de m’cogner tout l’temps alors que j’suis plus petit que lui, ça en dit long.
- Ca dit surtout que je suis pas débile, moi ! Je serai taillé comme une arbalète, je passerai pas mon temps à dire des conneries jusqu’à ce que ça me pleuve sur le chignon. Mais monsieur « la Pierrade » il est pas comme ça lui !!! Il doit aimer ça les marrons dans la face vu qu’il la ramène tout le temps !!!
- Quand je pense que je t’ai sauvé la vie… T’es qu’un ingrat !
- Allons bon, il me la joue Zola maintenant ! Et quand donc que tu m’as sauvé la vie, patate ? Je t’ai plutôt vu essayer de m’éparpiller au C4 et à la grenade jusqu’ici.
- Dans l’entrepôt ! Quand je t’ai appelé Raoul à cause que les autres ils avaient dit ton blase, c’est bien ce qui t’a mis sur tes gardes quand même ! Je savais bien que ça ferait « tilt » si t’étais un peu moins neuneu que t’en avait l’air.
- Ok c’est vrai… C’était très bien joué. C’est bon comme ça ?
- Raoul Bicarosse… Tu parles d’un blase ! explose Farid. Quand les Albanais l’ont dit, je me suis bien marré !!! Pas étonnant que tout le monde t’appelle Bibi paske si ça se savait que tu te trimbales un nom de cave total, tu devrais revoir tes prix à la baisse.
- C’est plus fort que toi, hein l’arbi ? Tu vois bien que tu peux pas t’empêcher de gonfler le monde jusqu’à ce que ça te dévale sur la frite !
- On se calme les garçons, sourit Micheline. Je propose d’aller faire un petit dodo : demain on a du pain sur la planche. Mon contact a logé Mirko et on se lève tôt pour lui rendre une petite visite.
- Qui c’est ça Miko, demande Farid, trop heureux de la diversion.
- Mirko, banane ! C’est l’homme qui nous avait renseignés pour les détails de l’opération de sauvetage. Une sombre *****, dit Bibi.
- Et en quoi il va nous aider pour la suite, le givré ?
- Il faisait partie de la bande de Rachko le balafré, l’homme qui me recherche. Avec un peu de chance, il nous aidera à retrouver sa piste, répond Micheline.
- C’est le genre causeur qui coopère ? s’interroge le Tunisien.
- On s’en fout, grogne Bibi. Au besoin je le convaincrai en lui assénant toutes les taloches que j’aurais dû te coller sur la fiole.
- Hé ben ! Je le connais pas mais je le plains déjà, le Miko.

* * * * * * *

La C5 un peu fatiguée de l’anti-gang arrive lentement dans la cour, le giro bleu et les pare-soleils « Police » bien en évidence malgré l’heure tardive histoire d’éviter tout malentendu.
- C’est quoi s’t’embrouille ? se renfrogne Boubakar assis sur le capot de l’Audi volée. Les keufs à s’t’heure ?
- C’est pipeau, Bouba, crache Omar l’excité à coté de lui. C’est ces bâtards de la bande de Montaussant !!! Y a que des gendarmes chez nous et ces cons le savent pas !
- Attends t’excite pas, s’inquiète Bouba en voyant ses potes s’afférer dans tous les sens. C’est peut être vraiment les flics, *****.
- Macache !!! beugle Omar chargé au crack jusqu’aux yeux. J’viens d’en voir d’autres cavaler sur les cotés ! Ces enculés sont venus nous faire la peau ! Putain comment je vais leur niquer leur race !
- Attendons d’être sûr les mecs, essaie de calmer Bouba les mains écartées car il n’imagine pas le gang adverse se radiner avec une caisse aussi pourrie alors qu’il y a tellement d’autres bagnoles classes. Une BMW ou une Audi, ok ! A l’extrême limite une Mercedes… Mais pas une C5 !!!
La rafale du Uzi ajoute à l’affolement générale quand Omar se met à vider son chargeur sur le véhicule de l’OCRB en hurlant comme une fou furieux.

* * * * * * *

- Hell mais c’est quoi ce mess, jure Mat qui lâche le volant et se couche sur le siège de son patron tandis que le pare-brise s’étoile dans tous les sens.
- Si tu veux me faire une gâterie, attends un moment plus adapté ! ricane Marmand en ouvrant sa portière, son éternel manurhin MR96 six pouces déjà dégainé. POLICE, hurle t’il en visant la tête d’une forme qui se découpe à la lumière comme une cible de stand. RENDEZ-VOUS GENTIMENT ET Y AURA PAS DE BOBOS !
Une seconde rafale approximative vient hacher la terre battue à plusieurs mètres de la voiture immobilisée.
- C’est quoi ces Jokers ? s’exclame Mat. Y z’éteignent même pas ze light pour le fight, ces cons !!!
- Pas mon problème : les sommations sont faites, la bavure est donc évitée alors maintenant, ça va charcler ! grimace « Greg le Deg » en dégommant proprement la cible qu’il avait très studieusement ajustée malgré toutes ses bonnes résolutions.

* * * * * * *

Bouba est couché derrière l’Audi. Il est mort de trouille et ça n’est pas la vision d’un de ses frères qui est étendu à un mètre de lui avec la moitié du crâne en moins qui va le calmer. Ok, c’est pas l’usage qu’il faisait du contenu qui va beaucoup le gêner mais pour coincer correctement sa casquette, ça risque de plus trop le faire, là !
L’odeur de la cordite le fait suffoquer. Il se bouche les oreilles et ferme les yeux tandis qu’Omar, toujours aussi excité, change une fois de plus son chargeur tandis que les autres membres de la bande sortent de la maison armés jusqu’aux dents.

* * * * * * *

- Tu vises quoi, demande Morelli à l’inspecteur Léo Capron, son adjoint tondu et souvent incontrôlable toujours en « bombers » de combat et docks coquées montantes, pas franchement réputé pour être un démocrate sincère et converti.
- Perso je tire les genoux. Déjà faut savoir que j’ai jamais pu saquer ces putains de bamboulas. Surtout quand y dansent. Moi j’ai pas le rythme. Ca fait marrer ma meuf mais moi, ça me gonfle sérieux ! En plus c’est fastoche, les genoux, avec leurs survets fluo ! Tu suis la bande sur le coté et tu tires au milieu.
- T’es un revanchard, Capron ! T’as pas bon esprit.
- Dis ça à Greg, patron ! Il shoote pour tuer, ce taré.
- *****, les gamins vont ramasser : Mat a décroché le calibre 12…

* * * * * * *

L’explosion couvre le crépitement des armes qui aboyaient en tout sens. Bouba qui regardait Omar enquiller chargeurs sur chargeurs avec une rage démente le voit soudain décoller du sol pour être propulsé contre le mur extérieur comme dans les films, la poitrine transformée en un énorme cratère béant .
Horrifié, l’apprenti-dur tourne la tête pour ne plus avoir à contempler le cadavre de son ami et ses yeux tombent sur la demi-douzaine de membres du gang étendue par terre. Les plus veinards gémissent, d’autres n’en auront plus jamais la possibilité. Certains encore sont à genoux, hébétés, le visage ruisselant de larmes et les yeux écarquillés par une peur irrépressible.
Incapable de se contrôler, Bouba se met à hurler, les mains sur la tête, le visage dans la terre détrempée par le sang.
- ARRETEZ !!! PAR PITIE, ARRETEZ !!!

* * * * * * *

- Ah ? Mince, je crois bien que zi this zi end de la party, Boss, glousse Mat en engageant d’un geste assuré une seconde balle dans l’énorme fusil à pompe avec lequel il vient d’apprendre à voler à l’amateur de Uzi.
- Désolé mais j’entends rien, souffle Greg en faisant tomber les douilles vides et en sortant un chargeur rapide de son blouson. C’est le problème avec ton canon : il m’empêche de me concentrer correctement.
- Ca shoot plus beaucoup en face, tu sais Boss, tente Mat, mal à l’aise.
- Ben alors fais du bruit alors au lieu de me gonfler avec ta tronche de chien battu. C’est pas moi qu’a commencé mais par contre je vais les finir, ces petits merdeux. Je suis comme ça moi : j’aime pas me déplacer pour rien !
- Stop, Boss, shoot plus : y a Morelli et Capron qui sont à découvert.
- Chier… C’est le problème de bosser avec des fiotes en renfort ça. Pour une fois qu’on avait pas N’Ganno et Dicon pour nous faire chier avec le règlement, faut que ce soit ces nouilles là qui les remplacent ! Bon ben sort les bracelets, c’est mort pour le tir aux pigeons.

* * * * * * *

Allongé dans le lit trop petit pour eux, les mains derrière la nuque, Raoul fixe le plafond dans le noir, pensif. Avant de rejoindre Micheline au pieu, il a causé avec Farid et il déprime. Le tunisien lui a mis le moral dans les chaussettes et le pire c’est que plus il y pense et plus Bibi se dit que le Tunisien avait raison sur toute la ligne avec ses conneries. Il lui a quand même collé une tape dans la gueule à la fin parce que ça lui faisait un mal de chien d’entendre ce qu’il lui disait. Maintenant il en crève littéralement.
- Puce ? souffle t’il doucement.
Il sait qu’elle ne dort pas. Il a des années d’expériences à écouter ses silences, sa respiration et ses ronflements qui l’éclairent avec plus de certitude qu’un simple regard. Toutes ces soirées où, abrutie par l’alcool et perdue dans sa tristesse, elle s’effondrait, anesthésiée, échappant une fois de plus à une réalité insupportable.
- Je comprendrai que tu t’en ailles, tu sais. Quand tout ça sera fini je veux dire.
Elle est attentive maintenant. Elle n’a pas bougé d’un poil mais il sait qu’elle l’écoute. Cinq ans qu’elle l’écoute et que lui soliloque en espérant une réaction. Même une rebuffade dont elle a le secret. Tout plutôt que ce silence soit disant d’or mais qui vous tue un couple plus sûrement que la bonne engueulade qui fait mal sur le coup mais permet de purger un mal secret et silencieux.
- Tu vas redevenir celle que tu as toujours été. C’était juste un mauvais rêve, c’est tout. Tu ne pourras pas rester avec moi, je le sais bien. Oj je suis bon dans ma partie mais avec ma Golf pourrie et ma petite maison de banlieue, je suis un gros ringard et j’en ai conscience. Je voulais juste te dire que je ne t’en voudrai pas quand tu plieras les gaules.
- Tu ne t’arranges pas mon pauvre Bibi, murmure la Grosse.
Il sourit. Qu’elle l’envoie paître fait partie de leur vie. C’est presque un rituel. Les seuls moments où, à défaut des formes, elle faisait à nouveau preuve de son esprit brillant et acéré. Même si c’était pour se moquer de lui ou pour qu’ils se bouffent le pif comme des gamins.
- Que tu m’empêches de dormir passe encore mais que tu débloques au point de faire les questions et les réponses, j’avoue que tu commences à sérieusement m’inquiéter. Et pourquoi je m’en irai, andouille ?
- C’est une question de temps, c’est tout. Chuis pas abruti au point de penser que ça pourra coller entre nous. Même si j’aimerai bien…
- En effet, il faut croire que tu es vraiment un abruti vu que ça fait cinq ans que ça dure, bébé…
- Oui mais c’était Micheline, pas Catherine. La larve devient papillon.
- C’est bien d’essayer de faire de la poésie, Bibi. Franchement je trouve ça frais. Même à cette heure ci. Mais réellement, qu’est ce que tu sais du changement que je suis en train de vivre, hein ?
- Je sais, c’est tout. Même cette burne de Farid s’en est rendu compte, alors…
- Ah ben oui alors si Farid s’en est rendu compte, je ne vois pas trop ce que je pourrai ajouter.
Silence.
- Te fâche pas, ma puce. Ce que je veux dire c’est qu’on est pas du même monde. Moi tu sais, j’ai pas beaucoup été à l’école.
- Quel rapport ?
- Ben… Quand tu verras les gens avec qui t’es normalement, t’aura honte de moi et je veux pas.
- C’est que tu puisses penser une telle chose qui me fait honte, Bibi.
Lorsqu’elle se retourne, il n’a pas besoin de voir son regard pour savoir qu’elle est en pétard. Vraiment en pétard. Il va pour battre en retraite mais c’est trop tard :
- Attends mais tu crois vraiment que je peux effacer toutes ces années d’un simple revers de la main ? Tu me prends pour quoi, Bibi ? Pour une sorte de machine à tuer comme le taré balafré qui nous pourchasse ? Tu crois que je peux remettre les compteurs à zéro et oublier Raoul Bicarosse d’un coup comme ça ?
- Non c’est pas de toi que je cause. Et bien sûr que t’es pas comme Rachko. C’est juste que tout ce qui te rattache à moi c’était une période minable. Un pavillon nase, une vie pourrie et sale. Tu m’verras toujours comme un rappel de cette période honteuse.
- Tu sais quoi ? Tu m’emmerdes, Bibi. Tu as l’imagination d’un bigorneau et autant d’empathie féminine qu’une cuillère à soupe alors arrête de penser ou tu vas te faire une rupture d’anévrisme.
- M’en fous. J’suis trop con pour savoir ce que c’est.
- Heureusement.
- C’est grave ?
- Sur toi non car à t’écouter depuis toute à l’heure, je pense que le pré-requis nécessaire pour en être affecté n’est plus irrigué chez toi…
Elle réadopte la position de l’hôtel des culs tournés.
Silence.
- Micheline ?
- Quoi encore ?
- Je serai toujours là pour toi. Même quand tu ne seras plus grosse et qu’on sera plus ensemble.
- Et ben… Tu savais que c’était ta galanterie et ton sens de la nuance qui m’avaient immédiatement séduit chez toi, Bibi ?! ne peut s’empêcher de sourire la Baleine.
- Nan mais c’est sincère…
- Oh ça je le sais ! dodeline t’elle amusée, les yeux au ciel.
- Moi je t’aime.
- Je sais.
- Et toi ?
- Aussi.
- Pourquoi tu le dis pas alors ?
- Parce que je n’aime pas l’écho. Maintenant dors, emmerdeur.
Raoul Bicarosse dit « Bibi » fixe le plafond avec un grand sourire d’enfant sur le visage. Ok, elle change. Mais Micheline est toujours là. C’est cool ! Demain il collera une tarte dans la tronche à Farid pour lui avoir foutu le doute, tiens : ça le matera, ce prétentieux !

* * * * * * *

Prochain épisode : Dialogues de sourds et Allégros
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Re: Viande hachée et Carpaccio - Chapitre 7

Message par Dam7s » jeu. 6 janv. 2011, 10:34

Couché trop tard pas pu lire désolé.... Pourtant j'ai imprimé ces 7 chapitres et ils sont posés sur mon chevet ;) .
:lol:
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Re: Viande hachée et Carpaccio - Chapitre 7

Message par Dou2 » jeu. 6 janv. 2011, 11:22

Je suis un Fan de la logique du Running gag.
C'est cependant un moyen comique complexe qui peut se décomposer comme suit:
  • 1ère mention du gag: c'est juste l'amorce donc ça n'est pas encore identifié comme un élément amusant
  • èmemention du gag: si le coté "running" prend, ça provoque un sourire à ceux qui l'ont identifié
  • 3ème et 4ème mention du gag: là, le "running gag" est à son apogée et provoque une franche rigolade
  • 5ème mention du gag: victime du syndrôme du "cassoulet réchauffé", l'effet retombe et le rire redevient sourire
  • 6ème mention du gag: les plus enthousiastes sourient encore un peu, les autres trouvent que ça lasse un poil
  • 7ème mention du gag: le "Running gag" est requalifié en "truc lourd" et l'effet détériore malheureusement les mentions 1 à 6 sus-citées
Voilivoilou :)
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Re: Viande hachée et Carpaccio - Chapitre 7

Message par Dam7s » jeu. 6 janv. 2011, 11:31

En clair je suis interdit d'être lourdingue pour le 8è chapitre......... OK j'accepte et je prends note logiquement. Sans rancune :lol: ? 'tit avatar :D ?

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Re: Viande hachée et Carpaccio - Chapitre 7

Message par Dou2 » jeu. 6 janv. 2011, 11:43

Suivant le cas -e t même si l'objectif final reste le même - je préfère une démonstration argumentée et un tantinet burlesque à un simple "'Tain t'es lourd, Damss !" ;)

Purée, si coté running gag t'es pas encore au top, niveau avatar par contre, tu restes redoutable ! :lol:
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Re: Viande hachée et Carpaccio - Chapitre 7

Message par Dam7s » jeu. 6 janv. 2011, 16:08

Je bosse dur côté avatars :lol: .... Bee en sait kekchose ;) .
Sinon au fait ayé j'ai trouvé quand lire tous tes machins : 3 h de train la semaine prochaine :) !
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Re: Viande hachée et Carpaccio - Chapitre 7

Message par lyzzye » jeu. 6 janv. 2011, 22:20

voilà chapitre 7 déjà lu, sniff j'en ait pas assez!!!!!!
Il était soft celui là comparé au précédent!!
Accalmie avant la tempête?
Eb tout cas toujours au top!!!
j'attends la suite!!
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Re: Viande hachée et Carpaccio - Chapitre 7

Message par Dou2 » ven. 7 janv. 2011, 10:29

Soft tu dis ? :shock:
Ah ben mince... :lol:

Sinon je te confirme une montée en puissance débridée jusqu'au final, bien sûr !
Ca reste construit comme un feuilleton à l'ancienne donc j'ai respecté cette logique que j'adore ;)

La suite est postée ! :)
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Re: Viande hachée et Carpaccio - Chapitre 7

Message par lyzzye » ven. 7 janv. 2011, 15:39

Oui je l'ai trouvé moins sanglant que les autres, ça veut pas dire que pas bien, hein!!!
bon soft ptet pas bien choisi le mot....
Je vais lire la suite!!!!
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Re: Viande hachée et Carpaccio - Chapitre 7

Message par Dou2 » ven. 7 janv. 2011, 16:40

Faut savoir se ménager des pauses si non le lecteur fatigue ! ;)
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